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Enquête

Société de production virée, mails piratés, tirs de kalachnikov… Derrière le succès du rappeur RK, une dangereuse guerre de contrats

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«Libération» révèle comment une guerre de labels menée en justice semble avoir donné lieu à un épisode ultraviolent, marquant l’ascension fulgurante mais chaotique de l’artiste de Meaux.

Le rappeur RK (Ryad Kartoum) le 27 novembre 2025. (Jack Tribeca/Bestimage. Getty Images. Photomontage Libération)
Publié le 12/12/2025 à 12h47

Il s’est imposé comme le talent le plus précoce du rap français. RK, initiales de Ryad Kartoum, se lance dans le rap à 13 ans, signe son premier contrat à 16 et sort trois albums avant d’atteindre la vingtaine. Trois disques certifiés platine avec plus de 320 000 exemplaires vendus et des millions de vues sur YouTube, qui assoient sa réputation et affolent les réseaux sociaux. Il traîne toujours en Seine-et-Marne, où il a grandi.

Dans le quartier populaire de Beauval, à Meaux, comme dans les interviews et documentaires qui lui ont été consacrés ces dernières années, il est dépeint en grand ado de banlieue qui a su rester humble après le succès fou. Un mec sympa, malgré une enfance difficile, un père un temps incarcéré et une hygiène de vie délétère due à sa notoriété soudaine. Le jeune rappeur a été définitivement condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir frappé sa compagne au visage, en 2021. Et se trouve aujourd’hui au cœur de plusieurs procédures juridiques, désormais judiciaires, qui l’opposent à son ancien producteur.

Il a repéré le petit prodige grâce à son premier titre et monté le label 3.5.7 Music pour le produire. En 2018, le rappeur est encore mineur, donc représe

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