Impossible de faire l’impasse sur les maltraitances dont elle fut la victime quand on évoque le destin de Tina Turner. Une personnalité aussi forte à la scène qu’elle ne fut soumise durant près de vingt ans à la violence d’Ike Turner. Cette ubiquité rythme ce documentaire hagiographique dédié à celle dont l’aura internationale préfigure les grandes voix afro-américaines émancipées de tous les clichés. Bien entendu, on songe à Beyoncé, même si, avec Jay-Z, elle aura connu plus de bonheur que la «Queen of rock’n’roll» avec son époux. Toute ressemblance avec l’ex-meneuse des Destiny’s Child n’est néanmoins pas que fortuite si l’on songe à leurs chevelures respectives et plus encore à leur désir de crossover. D’ailleurs à l’aube d’une carrière en solitaire, celle dont la mère se prénomme Tina – curieux hasard – saura rendre hommage à son aînée, alors septuagénaire et quasi retirée des affaires, en la gratifiant d’une mémorable version de Proud Mary en 2005 au Kennedy Center. Elles remettront le couvert en 2008, cette fois ensemble en scène, lors de la 50e cérémonie des Grammy Awards – des prix que l’une comme l’autre ont collectionnés –, Beyoncé adressant même onze ans plus tard une lettre manuscrite à l’intemporelle «Acid Queen» du film
Summer of Voices
Tina Turner, ouvrir la voix
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Sur Arte, un documentaire retrace la renaissance de la «Queen of rock’n’roll», après avoir subi les violences de son mari durant près de vingt ans.
Tina Turner dans le documentaire «la Rage de Vivre» (DOKfilm)
Publié le 13/08/2021 à 11h54
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