Un démenti virulent. Le chanteur espagnol Julio Iglesias a nié dans la nuit de jeudi à vendredi les accusations de violences sexuelles et de traite d’êtres humains formulées à son encontre par d’anciennes employées. Alors qu’une enquête a été ouverte par la justice espagnole, consécutivement à ces signalements, le crooner a fermement récusé ces mises en causes dans un message sur Instagram : «Je nie avoir abusé, contraint ou manqué de respect à quelque femme que ce soit. Ces accusations sont absolument fausses et m’attristent profondément.»
«Je n’avais jamais ressenti une telle malveillance, mais j’ai encore la force pour faire connaître aux gens connaissent toute la vérité et pour défendre ma dignité face à un grief aussi grave», a t-il ajouté, dans son message qui s’achève avec une reproduction de sa signature.
Cet texte est la première réaction du chanteur de charme depuis que les révélations des médias espagnol et américain El Diario et Univision, le 13 janvier. Les plaignantes, dont l’une évoque des faits pouvant être qualifiés de viols, ont fourni aux journalistes de nombreux éléments (images, documents professionnels, enregistrements, messages WhatsApp…) pour étayer leur témoignage.
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«Délit de traite d’êtres humains»
Entre janvier et octobre 2021, Julio Iglesias est accusé d’avoir «agressé et harcelé sexuellement» Laura et Rebeca (des prénoms d’emprunt), alors employée de maison et kinésithérapeute du chanteur, âgées de 22 et 28 ans à l’époque des faits. Elles pointent également des conditions de travail abusives dans les résidences de République Dominicaine et des Bahamas du chanteur, ont expliqué mercredi les associations Women’s Link Worldwide et Amnesty International, qui accompagnent les deux anciennes collaboratrices du crooner.
La plainte déposée le 5 janvier par les deux femmes auprès de la justice espagnole relève notamment «de faits susceptibles de constituer un délit de traite d’êtres humains en vue d’imposer le travail forcé et la servitude», «d’atteintes à la liberté et à l’intégrité sexuelles telles que le harcèlement sexuel», ainsi que d’un délit de «coups et blessures et des atteintes aux droits du travail», ont précisé ces associations.
Lors d’une conférence de presse commune mercredi, Women’s Link Worldwide et Amnesty International ont ajouté que les deux plaignantes allaient être prochainement entendues par la justice espagnole, qui leur «a accordé le statut de témoins protégés».




