Fut un temps, lointain déjà, dans un pays qui l’est tout autant, où les Vixens étaient maîtresses de leur culture et de leur image. Au début des années 2000, ces Américaines peuplaient les clips de rap, accompagnaient Jay Z, Snoop Dogg, T.I., Q-Tip ou autres sommités du genre dans leur réussite et s’appropriaient les espaces médiatiques avec une assurance aussi décomplexée que celle des artistes masculins. Elles s’appelaient Rosa Acosta, Gloria Velez, Esther Baxter, Melyssa Ford, Yaris Sanchez, Lola Monroe, Stephanie Santiago ou Leila Arcieri, étaient noires, métisses, latinas… Elles ne chantaient pas mais étaient bien plus que des faire-valoir, parties prenantes d‘une industrie musicale florissante, où les budgets faramineux des clips permettaient aux plus célèbres d‘entre elles de toucher jusqu’à 10 000 dollars par vidéo. Malgré l’incompréhension des regards extérieurs, il était question d‘aura plutôt que de sexualisation, de top models d‘un nouveau genre. Mais les choses ont vite changé. Et en France, où le phénomène est arrivé bien plus tardivement, dans les années 2010, le
Récit
«Vixen : les égéries oubliées du rap», la revanche des bombes
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Si, aux Etats-Unis, les stars des clips des années 2000 étaient plus que des faire-valoir hypersexualisés, leurs consœurs françaises n’ont jamais eu droit aux mêmes égards. Dans un livre percutant, Soraya Rhazel raconte l’envers d’une industrie où règnent la violence mais aussi la sororité.
Extrait du clip de «Mapess» du rappeur Niska. Photo Fanatik Prod (Fanatik Prod)
ParBrice Miclet
Publié le 05/05/2025 à 16h35
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