Menu
Libération
Billet

Xania Monet, The Velvet Sundown, Breaking Rust… Face aux succès des artistes générés par IA, apprenons à écouter de la musique loin des algorithmes

Réservé aux abonnés

Une étude menée par Deezer et Ipsos dévoilée mercredi révèle que 97% des Français ne font pas la différence entre des musiques générées par l’IA ou créées par des humains. Des solutions existent à notre échelle, comme revenir à une écoute active.

En quatre mois, la chanteuse générée par IA Xania Monet a cumulé 3 millions d'écoutes sur les plateformes. (DR)
Publié le 13/11/2025 à 7h02

«Will Smith mange des spaghettis.» C’est devenu le maître étalon par défaut en terme d’intelligence artificielle générative. Un prompt utilisé en 2023 pour générer une courte vidéo, où l’on voit l’acteur américain se bâfrer de pâtes. Le résultat, à l’époque parfaitement grotesque, s’est vu significativement amélioré tout au long de l’année 2024. Jusqu’à devenir franchement crédible lorsqu’il a été utilisé par Google pour la présentation de sa plateforme d’IA générative vidéo Veo 3, en mai. Outre son aspect clownesque, la déclinaison montre surtout de manière concrète et très immédiate le rythme inouï auquel progresse l’intelligence artificielle générative, passée en moins de trois ans de la pure mascarade à la réplique quasi parfaite. A ce titre, les résultats, présentés mercredi 12 novembre, de l’étude menée par Deezer et Ipsos n’ont rien de foncièrement étonnant : 97 % des Français ne font pas la différence entre des musiques générées par l’IA ou créées par des humains.

Bananage musical

L’enquête, une première dans le domaine, a été réalisée auprès de 9 000 personnes dans huit pays (France, Etats-Unis, Canada, Brésil, Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne et Japon) et vient souligner à nouveau le problème posé par les titres fabriqués à l’aide de l’IA générative, bien au-delà de la question de la violation du droit d’auteur – actuellement au cœur

Dans la même rubrique