La sortie quasi technique, directement sur plateforme et sans promo de ce film pourtant outrageusement plébiscité outre-Atlantique et cité à l’oscar du meilleur film échappe à notre compréhension – soit que l’on considère les sujets afro-américains comme trop éloignés du public gaulois, soit que les plateformes, une fois encaissés les bénéfices symboliques de leurs pièces d’art, ne gaspillent plus un radis à l’international pour ces objets à faible potentiel économique. Car Nickel Boys de RaMell Ross, adapté du roman du même nom de Colson Whitehead, son second Pulitzer après Underground Railroad, a la particularité d’être intégralement filmé en point de vue subjectif, à quelques exceptions provenant d’archives sur la ségrégation (un film «scientifique» d’auscultation d’un noir dans les années 1930, un discours de Martin Luther King…), et faisant parcimonieusement circuler cette subjectivité d’un personnage à un autre. Pour l’essentiel, elle s
Nommé aux oscars
«Nickel Boys» sur Amazon Prime Video : racisme à la racine
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Sensation aux Etats-Unis, le récit d’une amitié entre deux jeunes noirs dans un pensionnat de l’Amérique ségrégationniste, adapté du roman de Colson Whitehead, est discrètement bazardé en streaming ici-bas.
Ethan Herisse et Brandon Wilson dans «Nickel Boys» de RaMell Ross. (Courtesy of Orion Pictures)
ParThéo Ribeton
Publié le 27/02/2025 à 16h32
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