Si on devait élire une capitale française du rugby, alors, nul doute que Toulouse glanerait la majorité des suffrages. Mais, transposé sur le terrain de la culture, le scrutin s’annoncerait bien plus indécis. En cette fin d’année, la troisième ville la plus peuplée du pays récupère cependant deux de ses pièces maîtresses : le musée des Augustins et le Château d’Eau. Fermé depuis 2019, le premier (en activité depuis 1795 !) a rouvert ce vendredi 19 décembre, sans attendre la fin définitive du chantier de rénovation et de restauration, planifiée au printemps 2027, rendant de la sorte à nouveau accessibles ses riches collections de peintures et de sculptures (du XIVe au XIXe siècle) dispersées autour du cloître du XIVe siècle.
Certes plus récente, l’histoire du Château d’Eau – curieusement écrit en lettres minuscules sur les panneaux de signalisation qui y mènent – n’est pas moins éclairante, pour qui s’intéresse à la photo. Au point qu’on peut même l’envisager comme un lieu de pèlerinage, puisque c’est là, au printemps 1974, qu’a éclos la première galerie de l’Hexagone explicitement dédiée à l’image fixe, à l’initiative de Jean Dieuzaide, lui-même photographe de renom, qui en sera le directeur jusqu’en 1995. Ancienne station de relevage des eaux de la Garonne destinée à alimenter les fontaines municipales, ce site charmant sommeillait, lui, depuis un an et demi. Le temps, de l’emblématique tour en briques du début du XIXe siècle à la galerie mitoyenne, de le rénover ; mais auss




