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Festival photo

Aux Boutographies de Montpellier, Pierre Liebaert s’effraie un chemin

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Carte blanche du festival des Boutographies à Montpellier, le jeune Belge signe une exposition d’une rare intensité autour de rites ancestraux énigmatiques et souvent anxiogènes à travers l’Europe.

«Gorgo» (2019) de Pierre Liebaert
ParGilles Renault
Envoyé spécial à Montpellier
Publié le 11/05/2024 à 7h44

Institution montpelliéraine qui doit son nom au quartier Boutonnet, où elle a vu le jour en 2001, les Boutographies ont le regard tourné vers l’Europe. Une spécificité qui positionne le festival photo occitan en aîné du parisien Circulation(s), dont la quatorzième édition anime le Centquatre jusqu’au 2 juin. La jeune création, «pas ou peu repérée», étant dans les deux cas mise à l’honneur, à partir d’appels à candidatures. Ainsi, au demeurant, retrouvera-t-on cette année, à 750 kilomètres de distance, la même expo de l’artiste d’origine iranienne, établi à Londres, Amin Yousefi.

«Au fil du temps, des liens se sont créés avec pas mal d’écoles, qui font le relais, aussi bien en Suisse, qu’en Belgique, en Allemagne ou en Italie, précise le directeur artistique, Christian Maccotta. Nous avons de la sorte reçu plus de 500 dossiers pour l’édition 2024, sachant que les pratiques documentaires, plasticiennes, voire conceptuelles restent pareillement les bienvenues.»

A l’arrivée des courses, une dizaine d’expositions – complétées par 15 autres sujets, en diaporama – figurent à la carte des Boutographies 2024, la quasi-totalité étant concentrée au Pavillon populaire, bastion occitan de la photographie dont on loue régulièrement la sagacité du suzerain, Gilles Mora, qui, ici, laisse les clés trois semaines durant au fes

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