









Dans l'œil de LibéLa photographe pose un regard espiègle sur les derniers mois de sa mère, atteinte de démence vasculaire. Ses images sont publiées ce mois dans «Calling the Birds Home», aux éditions l’Artiere.
EN IMAGES - La mère à la mémoire légère de Cheryle St. Onge
publié le 7 novembre 2025 à 10h49
«Je suis devenue la mère, elle, l'enfant.» Quand l'Américaine Cheryle St. Onge a vu la lucidité de sa mère, touchée par une démence vasculaire, vaciller peu à peu, elle a d'abord cessé de la photographier entièrement.
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere Puis, alors que la facilité du langage disparaissait, l'appareil est devenu un outil de communication, tissant de la joie dans la pénombre des journées des deux femmes.
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere Ces séances photos prennent corps au cœur d'une ferme de la Nouvelle-Angleterre (Etats-Unis), dans la maison où elles ont vécu ensemble de longues années, au milieu de chiens, de chevaux, d'oiseaux.
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere Les images sont les témoins bruts du lien enfantin de la mère avec son environnement, renforcé par la maladie qui s'installe.
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere «Je pense qu'elle aimait simplement rêvasser, s'émerveiller et être dans la nature quand elle était enfant. Elle a appris les noms des oiseaux et leurs cris, elle savait quelles baies étaient comestibles et lesquelles ne l'étaient pas, je pense qu'elle a appris tout cela quand elle était petite, probablement en se promenant avec sa mère.»
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere «C'était un savoir générationnel qui lui avait été transmis, et qu'elle a transmis à mes enfants.»
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere La photographe revient aussi sur l'importance de l'appareil photo dans les interactions avec sa mère : «La chambre noire était un contrepoint ludique, un substitut aux va-et-vient de la vie que nous avions avant la démence.»
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere «L'appareil photo et la prise de vue marquaient le temps. Le temps où ma mère et moi étions inséparables.»
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere «Quand l'amour et la chaleur du soleil me distrayaient du danger qui approchait.»
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere Le livre «Calling the Birds Home», aux éditions l'Artiere, sortira à l'occasion de Paris Photo 2025 du 13 au 16 novembre. Toutes les informations sur lartiere.com/fr/prodotto/calling-the-birds-home-cheryle-st-onge/
Cheryle St Onge/courtesy of L’Artiere