Libération
A Tours, le 16 janvier 2011, lors du congrès du Front national et l'intronisation de Marine Le Pen à la tête du parti.Laurent Troude/Libération
Mai 1974: Marine Le Pen a presque 6 ans quand son père, qui a fondé deux ans plus tôt le Front national, se prête à la pose avec sa benjamine à son domicile de la villa Poirier (XVe arrondissement de Paris), à l'occasion de sa première campagne présidentielle. Il recueillera moins de 200 000 voix (0,75% des suffrages).Laurent Troude/Libération
En 1983, Jean-Marie Le Pen se présente aux municipales dans le XXe arrondissement de Paris et autorise sa fille Marine, pas encore 15 ans, à sécher les cours pour le suivre. Elle découvre la violence, les permanences attaquées mais aussi la ferveur entourant le tribun en devenir. Il dépasse les 11%, l’ascension commence et ne s’arrêtera plus.Laurent Troude/Libération
Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine au deuxième tour des élections cantonales à Paris en mars 1985. Aux européennes de 1984, moins d'un an avant, la percée du FN, qui dépasse les 10%, installe Le Pen au centre du jeu politique.Laurent Troude/Libération
Jean-Marie Le Pen devient incontournable à la télévision. Après «l'Heure de vérité», où il qualifie les malades du sida de «sidaïques», provoquant un scandale. Il est l'invité de «Questions à domicile», en décembre 1987, où il reçoit la télévision en direct de chez lui à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) avec sa fille Marine, 19 ans, devant une statue de Jeanne d'Arc.Laurent Troude/Libération
Jean-Marie Le Pen et ses filles Marie-Caroline et Marine lors de la fête de Jeanne d'Arc, à Paris, le 1er mai 1991. Marion Maréchal, née en décembre 1989, fille de la troisième fille de Jean-Marie Le Pen, Yann, est probablement dans le landau poussé par sa tante.Laurent Troude/Libération
Octobre 2003: Marine et Jean-Marie Le Pen inaugurent le QG de campagne pour les élections régionales en Ile-de-France. La benjamine du leader du FN obtient plus de 10% de voix avant de se parachuter, pour les élections suivantes, dans le Nord-Pas-de-Calais.Laurent Troude/Libération
1er mai 2004. L'ascension politique de Marine Le Pen a commencé, orchestrée par son père qui ne veut pas prendre sa retraite et qui, pour continuer à régner, joue la division entre sa vieille garde fidèle autour de Bruno Gollnisch, et les modernes regroupés autour de sa fille. Laurent Troude/Libération
Lille, le 25 février 2007. Ultime campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen qui verra une jeune métisse et un bout de culotte rose figurer sur une affiche. Le promoteur de «l’inégalité des races» va même s’adresser aux enfants d’immigrés depuis la dalle d’Argenteuil (Val-d'Oise). Une campagne pensée par sa fille qui ne lui sied guère. Il s’effondre en quatrième position, à 10,44 % des voix, derrière François Bayrou. Loin du second tour qu'il avait atteint en 2002.Laurent Troude/Libération
Tours, le 16 janvier 2011. Soutenue par son père, Marine Le Pen l'emporte sur son concurrent Bruno Gollnisch avec 67,65% des voix au congrès du FN. Dans son discours, elle rend hommage à Jean-Marie Le Pen. «Nous avons tous une dette à son égard. La mienne est double. Puisque président et père, il a largement contribué à faire de moi non seulement la militante, mais aussi la femme que je suis. Aujourd’hui je voudrais lui dire merci.»Laurent Troude/Libération
Paris, le 1er mai 2011. Premier défilé de Jeanne d'Arc sous la présidence de Marine Le Pen. Son père, président d'honneur, n'est jamais très loin…Laurent Troude/Libération
2012. Entre les deux tours de sa première présidentielle, Marine Le Pen défile pour Jeanne d'Arc avec son père, place de l'Opéra, comme à chaque 1er Mai. Elle réunira 17,9 % des voix, et finira troisième du premier tour, derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy.Laurent Troude/Libération
Un an plus tard, le 1er mai 2013, même endroit, même prétexte. Les tensions commencent à couver entre le père et la fille…Laurent Troude/Libération
A Fréjus, en septembre 2014, lors de l'université d'été du Front national de la jeunesse. Moins d'un an plus tard, la rupture sera consommée.Laurent Troude/Libération
Soirée électorale à Nanterre (Hauts-de-Seine), au siège frontiste, le 30 mars 2014. Trois ans après l'élection de Marine Le Pen à la présidence du parti d'extrême droite, le FN emporte quatorze mairies, dont celles de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), de Fréjus (Var) et de Béziers (Hérault).Laurent Troude/Libération
Paris, le 1er mai 2015. Jean-Marie Le Pen s'invite au traditionnel défilé en l'honneur de Jeanne d'Arc. Il n'y est pas vraiment le bienvenu après avoir répété à la radio que «les chambres à gaz sont un point de détail de la Seconde Guerre mondiale». Convoqué trois jours plus tard devant le bureau du parti, Jean-Marie Le Pen se fait longuement applaudir par la foule pendant le défilé.Laurent Troude/Libération
Dans l'œil de Libé

EN IMAGES - Mort de Jean-Marie Le Pen : l’extrême droite de père en fille

Une histoire de famille, des tumultes, mais surtout des relations qui n’ont cessé de se dégrader depuis que Marine Le Pen a pris la tête en 2011 du Front national, qu’elle rebaptisera Rassemblement national. Retour en images sur une destinée familiale.
publié le 7 janvier 2025 à 15h11
A Tours, le 16 janvier 2011, lors du congrès du Front national et l'intronisation de Marine Le Pen à la tête du parti.
Laurent Troude/Libération
Mai 1974: Marine Le Pen a presque 6 ans quand son père, qui a fondé deux ans plus tôt le Front national, se prête à la pose avec sa benjamine à son domicile de la villa Poirier (XVe arrondissement de Paris), à l'occasion de sa première campagne présidentielle. Il recueillera moins de 200 000 voix (0,75% des suffrages).
Photo/AFP
En 1983, Jean-Marie Le Pen se présente aux municipales dans le XXe arrondissement de Paris et autorise sa fille Marine, pas encore 15 ans, à sécher les cours pour le suivre. Elle découvre la violence, les permanences attaquées mais aussi la ferveur entourant le tribun en devenir. Il dépasse les 11%, l’ascension commence et ne s’arrêtera plus.
Eric Franceschi/Divergence
Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine au deuxième tour des élections cantonales à Paris en mars 1985. Aux européennes de 1984, moins d'un an avant, la percée du FN, qui dépasse les 10%, installe Le Pen au centre du jeu politique.
Alain DENIZE/Gamma-Rapho via Getty Images
Jean-Marie Le Pen devient incontournable à la télévision. Après «l'Heure de vérité», où il qualifie les malades du sida de «sidaïques», provoquant un scandale. Il est l'invité de «Questions à domicile», en décembre 1987, où il reçoit la télévision en direct de chez lui à La Trinité-sur-Mer (Morbihan) avec sa fille Marine, 19 ans, devant une statue de Jeanne d'Arc.
Alain Le Bot/GAMMA-RAPHO
Jean-Marie Le Pen et ses filles Marie-Caroline et Marine lors de la fête de Jeanne d'Arc, à Paris, le 1er mai 1991. Marion Maréchal, née en décembre 1989, fille de la troisième fille de Jean-Marie Le Pen, Yann, est probablement dans le landau poussé par sa tante.
Jean-Michel Turpin/GAMMA-RAPHO
Octobre 2003: Marine et Jean-Marie Le Pen inaugurent le QG de campagne pour les élections régionales en Ile-de-France. La benjamine du leader du FN obtient plus de 10% de voix avant de se parachuter, pour les élections suivantes, dans le Nord-Pas-de-Calais.
Jean-François Deroubaix/GAMMA-RAPHO
1er mai 2004. L'ascension politique de Marine Le Pen a commencé, orchestrée par son père qui ne veut pas prendre sa retraite et qui, pour continuer à régner, joue la division entre sa vieille garde fidèle autour de Bruno Gollnisch, et les modernes regroupés autour de sa fille.
Jean-Michel Sicot/Libération
Lille, le 25 février 2007. Ultime campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen qui verra une jeune métisse et un bout de culotte rose figurer sur une affiche. Le promoteur de «l’inégalité des races» va même s’adresser aux enfants d’immigrés depuis la dalle d’Argenteuil (Val-d'Oise). Une campagne pensée par sa fille qui ne lui sied guère. Il s’effondre en quatrième position, à 10,44 % des voix, derrière François Bayrou. Loin du second tour qu'il avait atteint en 2002.
Lionel Charrier/Myop.Libération
Tours, le 16 janvier 2011. Soutenue par son père, Marine Le Pen l'emporte sur son concurrent Bruno Gollnisch avec 67,65% des voix au congrès du FN. Dans son discours, elle rend hommage à Jean-Marie Le Pen. «Nous avons tous une dette à son égard. La mienne est double. Puisque président et père, il a largement contribué à faire de moi non seulement la militante, mais aussi la femme que je suis. Aujourd’hui je voudrais lui dire merci.»
Laurent Troude/Libération
Paris, le 1er mai 2011. Premier défilé de Jeanne d'Arc sous la présidence de Marine Le Pen. Son père, président d'honneur, n'est jamais très loin…
Guillaume Binet/Myop.Libération
2012. Entre les deux tours de sa première présidentielle, Marine Le Pen défile pour Jeanne d'Arc avec son père, place de l'Opéra, comme à chaque 1er Mai. Elle réunira 17,9 % des voix, et finira troisième du premier tour, derrière François Hollande et Nicolas Sarkozy.
Vincent Nguyen/Riva-Press.Libération
Un an plus tard, le 1er mai 2013, même endroit, même prétexte. Les tensions commencent à couver entre le père et la fille…
Vincent Nguyen/Riva-Press.Libération
A Fréjus, en septembre 2014, lors de l'université d'été du Front national de la jeunesse. Moins d'un an plus tard, la rupture sera consommée.
Olivier Monge/Myop.Libération
Soirée électorale à Nanterre (Hauts-de-Seine), au siège frontiste, le 30 mars 2014. Trois ans après l'élection de Marine Le Pen à la présidence du parti d'extrême droite, le FN emporte quatorze mairies, dont celles de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), de Fréjus (Var) et de Béziers (Hérault).
Albert Facelly/Libération
Paris, le 1er mai 2015. Jean-Marie Le Pen s'invite au traditionnel défilé en l'honneur de Jeanne d'Arc. Il n'y est pas vraiment le bienvenu après avoir répété à la radio que «les chambres à gaz sont un point de détail de la Seconde Guerre mondiale». Convoqué trois jours plus tard devant le bureau du parti, Jean-Marie Le Pen se fait longuement applaudir par la foule pendant le défilé.
Laurent Troude/Libération