Une longue file d’attente, à l’heure de l’ouverture, sous une pluie battante. Puis, à l’intérieur du musée, la même foule, cette fois compacte, suggérant un curieux effet miroir avec les photographies qu’elle contemple. Une semaine après l’ouverture de «Global Warning», la magie Martin Parr tourne déjà à plein régime, drainant un public massif qui, deux mois après le décès du photographe anglais, le 6 décembre 2025, se presse au premier étage du Jeu de paume.
Divisé en cinq chapitres («Tout doit disparaître», «Petite planète»…), le parcours couvre une cinquantaine d’années de reportages, combinant clichés archi-connus et moins rabâchés – des plages anglaises ou espagnoles saturées de corps avachis jusqu’à la Foire des millionnaires de Moscou –, où l’espèce humaine peine à survivre au ridicule, comme à la laideur polychrome.
Directeur du Jeu de paume et commissaire de l’exposition, Quentin Bajac détaille la gen




