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Censure

L’exposition de Julie Balagué vandalisée à Paris, une nouvelle atteinte à la liberté de création

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Après la dégradation de l’une de ses photographies représentant un pubis féminin, l’artiste a décidé à l’avenir de «ne plus retirer les traces des agressions», témoignage de la violence faite aux corps des femmes. Les attaques contre des œuvres se sont multipliées cette année.

L'œuvre ciblée fait partie de l’exposition «Anatomie de l’invisible», à la chapelle Saint-Louis de la Pitié- Salpêtrière, à Paris. (Julie Balagué)
Publié le 14/11/2025 à 17h56

Il y a désormais un cartel qui explique les faits. Comme l’a révélé Télérama, une œuvre de l’exposition «Anatomie de l’invisible» a été vandalisée à la chapelle Saint-Louis de la Pitié- Salpêtrière, à Paris, en fin de semaine passée. Cette photographie, signée Julie Balagué, présentait un pubis féminin en origami au sein d’une série de nus féminins, pudiques et délicats. «L’œuvre présentée ici n’est pas l’originale, qui a été volée le 6 novembre 2025 avant l’ouverture de l’exposition, dit le cartel. Elle a été remplacée par une œuvre test dont le pliage n’est pas abouti. Le lendemain, un nouvel acte de vandalisme a eu lieu sur cet exemplaire qui a été barré d’une croix avec du ruban adhésif argenté.»

Présentée dans le cadre de Photo Days, un parcours photographique parisien, l’œuvre a donc été volée et le nouvel exemplaire attaqué.

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