Fin janvier 2025, The Stringer, présenté dans l’Utah dans le cadre du festival américain Sundance, ébranlait le monde de la photographie. Signé Bao Nguyen, le documentaire s’employait à démontrer que l’illustrissime photo prise le 8 juin 1972 d’une fillette courant nue sur une route, le visage déformé par la souffrance provoquée par de graves brûlures, à la suite du bombardement du village de Trang Bang, au Vietnam, n’avait pas été prise par Nick Ut, mais par un photographe indépendant et inconnu, Nguyen Than Nghé, employé comme chauffeur au moment des faits par une équipe de la chaîne américaine, NBC. Un émoi d’autant plus grand, que la «petite fille au napalm» – désormais sexagénaire établie au Canada, Kim Phuc est devenue «ambassadrice de la paix» – a fait le tour du monde, s’imposant parmi les symboles visuels les plus marquants des barbaries de la guerre qui, encore aujourd’hui, continue d’exterminer jusqu’aux plus innocentes des victimes civiles,
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Photo de «la petite fille au napalm» : Associated Press continuera de créditer Nick Ut, mais pas le World Press
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Plus de trois mois après que le documentaire «The Stringer» a contesté la paternité du célébrissime cliché de la guerre du Vietnam, l’agence et le concours ont chacun abouti à des conclusions différentes dans leurs propres enquêtes.
Extrait du documentaire «The Stringer». (The VII Foundation)
Publié le 07/05/2025 à 15h30, mis à jour le 16/05/2025 à 15h34
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