La Belgique a beau être une contrée où les fractures (communautaires, linguistiques…) font partie intégrante du décor, à Bruxelles, il arrive aussi que l’union fasse la force. Ainsi, en ce début d’année, plusieurs événements culturels de portée internationale adoptent-ils le choix stratégique de la concordance de temps, entre la 71e Brafa (jusqu’à ce dimanche 1er février), aïeule des grandes foires d’art, la 3e Ceramics Bruxelles (conclue le 25 janvier) et, débuté entre ces deux extrémités chronologiques, PhotoBrussels. Un rendez-vous qui, lui, célèbre son dixième anniversaire, étalé dans la durée (un mois, voire plus pour certaines expos, la plupart en accès libre) et l’espace, avec 52 adresses recensées.
De fait, plutôt qu’un festival, l’événement s’apparente à un parcours disparate, agrégeant galeries, fondations, centres d’arts, magasins ou même particuliers (aisés) que le médium captive. «Que cette manifestation ait pu voir le jour me semble déjà remarquable, dans un pays dont les gènes, pour d’évidentes raisons historiques, restent connectés à la peinture. Ce qui, indirectement, a dû freiner la reconnaissance de la photographie, y compris auprès des collectionneurs, souvent réticents à élargir leur périmètre, une Astrid Ullens [baronne fantasque qui, en 2024,




