Ils étaient 11 députés, 7 femmes et 4 hommes, étiquetés Rassemblement national (RN), à siéger au sein de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale. Le 9 juin, jour de la dissolution surprise, leur mandat a pris fin prématurément. Ces deux dernières années, qu’ont-ils voté, défendu, soutenu ou assené sur les bancs de l’hémicycle ou à l’occasion des auditions des différents représentants du service public en matière de culture ? Des centaines de prises de parole, questions écrites, questions au gouvernement et autres propositions de loi produites avec plus ou moins d’assiduité par ces députés parfois introduits de longue date dans la vie politique, parfois totalement novices, et que nous avons épluchées, il ressort une petite musique avec ses thèmes récurrents et ses refrains entêtants.
Défense du patrimoine, privatisation de l’audiovisuel français, promotion des régionalismes et autres folklores, lutte contre le spectre «woke» ou abolition de l’écriture inclusive comptent parmi les rengaines favorites de ces députés RN. Plus surprenant, on compte aussi certains combats de façade qui, à bien y regarder, ressemblent à des faire-valoir : lutte contre l’antisémitisme portée notamment par le député Julien Odoul, protection de l’enfance, soutien relatif à la restitutions d




