«Nous n’en pouvons plus de toujours faire, défaire, refaire, tels des Sisyphe exténués et malheureux.» C’est un cri de détresse, parmi des centaines d’autres, que poussait fin 2020 Franck Becker, directeur de La Coursive, à La Rochelle, l’une des huit scènes nationales de Nouvelle-Aquitaine. Six mois plus tard, après une longue période d’incertitude et de précarité, le secteur de la culture se déconfine progressivement dans la plus grande région de France. L’espoir d’une renaissance. Durant cette année noire, si chaque nouveau confinement s’est accompagné d’un déblocage de fonds par l’Etat, la région a confirmé être elle aussi un important levier pour la culture, dont elle partage la compétence avec les départements. «Pour limiter le risque d’une crise économique», le conseil de Nouvelle-Aquitaine a ainsi acté le maintien des aides à l’ensemble des festivals en 2021, comme les Francofolies, en Charente-Maritime. Y compris ceux annulés. L’an dernier, la Nouvelle-Aquitaine a également mis en place un fonds d’urgence accessible à toutes les associations employant moins de 50 salariés. Au total, la région, présidée par l’élu
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Politiques culturelles : en Nouvelle-Aquitaine, un «rééquilibrage» qui fâche
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Le conseil régional consacre plus de 71 millions d’euros en 2021 à la culture. Un budget conséquent mais dont la répartition, revue il y a un an au détriment du spectacle vivant, suscite l’ire de certains acteurs du secteur.
Le président socialiste de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, et le ministre de la Culture de l'époque, Franck Riester, à la Méca, à Bordeaux, en 2019. (Ugo Amez/Sipa)
Publié le 17/06/2021 à 21h42
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