«Les Français ont raison, ne nous prêtez pas la tapisserie de Bayeux.» The Telegraph, quotidien britannique, anticipe déjà «le tollé, si ce chef-d’œuvre revient du British Museum avec ne serait-ce qu’un fil de travers», tout en se délectant d’une nouvelle brouille dans la longue histoire de mésentente entre la France et l’Angleterre. L’envoi de la tapisserie serait d’ailleurs «bien trop généreux» selon le journal qui, sans y voir tout à fait un «cheval de Troie», encourage le Premier ministre britannique, Keir Starmer à dire «merci, mais non merci» à la proposition – juste au cas où.
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L’attitude du président français provoque l’amusement, outre-Manche. «La tapisserie, c’est moi !» se moque le Guardian, faisant écho à la formule apocryphe de Louis XIV, «L’Etat, c’est moi», après avoir interrogé le Français Didier Rykner, directeur de la rédaction de la Tribune de l’art, à l’origine de la pétition s’opposant au prêt. Les journaux britanniques se sont fait l’écho des protestations françaises, relayant les doutes des experts tout en se gardant de prendre position trop frontalement. A l’annonce du prêt, ils s’étaient unanimement réjouis de ce «retour au Royaume-Uni» de la tapisserie, le président du conseil d’administration du British Museum anticipant «des milliers de visiteurs, notamment des écoliers, venant la voir de leurs propres yeux».
Un changement de publicité bienvenu
Car le British Museum, qui entend exposer la tapisserie lors d’une exposi




