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Libération
Reportage

Risque d’annulation du Festival d’Angoulême : «On a encore du mal à y croire, ça va être gravissime»

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Dans la ville façonnée par la bande dessinée, habitants et commerçants vivent la possible suppression de l’édition 2026 comme «un deuil» et craignent une délocalisation fatale économiquement.

A Angoulême, lors de l'édition 2025 du Festival international de la bande dessinée. ( Eric Pollet/Hans Lucas.AFP)
ParEva Fonteneau
envoyée spéciale à Angoulême
Publié le 23/11/2025 à 17h36

Assis au comptoir d’un bar des Halles d’Angoulême, Fred feuillette un quotidien local, l’œil en embuscade sur les pages consacrées au Festival international de la bande dessinée (FIBD). Sous l’immense verrière, entre la fonte ouvragée et les effluves des étals, les conversations s’entrechoquent, invariablement happées par la crise de gouvernance qui secoue l’événement. Depuis l’appel au boycott massif des auteurs et autrices de BD, l’hypothèse de son annulation en 2026 se dessine chaque jour un peu plus.

Et déjà, les Angoumoisins serrent les dents : au-delà de l’attachement viscéral au festival, c’est tout un pan de l’économie locale qui vacille. «Quand l’annulation a été mise sur la table, ça a presque été une journée de deuil pour Angoulême. Même le Covid n’a pas eu la peau du festival… On se retr

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