Ses deux montants de bois sombre culminent à 4,5 mètres. Imposante jusque dans son poids, 800 kilos. On l’a appelée «la veuve», «le rasoir national», «le massicot», «la bécane», mais son nom commun lui vient du député Guillotin, qui défendit son usage en 1791 pour éviter des souffrances au condamné. Il a fallu une heure aux équipes du musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem), à Marseille, pour la remonter il y a quelques jours, là où le bourreau s’y prenait en vingt-cinq minutes. La poulie qui la domine est désormais bloquée, empêchant le couperet triangulaire de s’abattre : depuis l’abolition de la peine de mort en 1981, la guillotine est une pièce de musée, par la volonté du ministre de la Justice d’alors, Robert Badinter. Ce jeudi 9 octobre, à l’occasion de sa panthéonisation, la machine est exposée au Mucem e
Mémoire
Robert Badinter au Panthéon : au Mucem de Marseille, la guillotine exposée en hommage
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A l’occasion de la panthéonisation de l’ancien ministre de la Justice, jeudi 9 octobre, le musée rend visible la machine qui fut à l’origine de son combat pour l’abolition de la peine de mort.
L'exécution à la guillotine du docteur Petiot, à la prison de Santé à Paris, le 25 mai 1946. (Roger Berson/Roger-Viollet)
Publié le 08/10/2025 à 14h17
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