Jeudi 15 janvier, quelques heures avant l’ouverture du festival Scéno, les personnes qui avaient déjà fait l’acquisition d’une place recevaient un mail les informant du fait que l’ascenseur du théâtre Garonne était en panne et que, conséquemment, elles pouvaient si elles le souhaitaient différer leur venue. Mais par chance, la cabine défectueuse ne faisait pas partie des agencements imaginés par les artistes. Pas plus que les marches à gravir n’allaient dissuader l’assistance de participer à la cérémonie de baptême de l’événement, né donc à Toulouse en ce début d’année, dans un établissement qui fait sa mue depuis qu’Aurélien Bory en a pris les commandes à la rentrée 2024, après le départ de Jacky Ohayon qui en fut trente-cinq années durant le souverain.
Or qui dit nouvelle direction, dit nouvelles orientations, telles qu’impulsées par un metteur en scène à la fois solidement ancré dans le périmètre régional – il est établi depuis la fin du XXe siècle en Haute-Garonne, où sa compagnie 111 a été fondée en 2000 – et guère enclin à rester les deux pieds dans le même sabot quand il imagine des créations, entre spectacles (théâtre, danse, cirque, opéra), install




