Vient-on vraiment de prendre son pied devant une séquence de danse générée par une intelligence artificielle ? Il n’existe pas encore, bien sûr, de version chorégraphie de ChatGPT mais en attendant (ça viendra bien dans quelque temps) nous avons un substitut ici avec (La)Horde, pas exactement une machine mais un trio de jeunes chorégraphes et plasticiens officiant à la fois dans le secteur commercial (ils ont signé des shows pour Chris, entre autres) et dans l’institution (ils dirigent le Ballet national de Marseille). A l’affût des réseaux sociaux où ils flairent les nouvelles danses communautaires, très connectés aux filtres Instagram, à la grammaire TikTok, aux milieux de la mode, de la pub et des marques, ils signent aujourd’hui ce qui deviendra probablement un blockbuster, le bien nommé Age of content («Age des contenus»). C’est encore une fois l’occasion, pour les spectateurs de la Biennale de la danse de Lyon, et bientôt du théâtre du Châtelet à Paris, d’apprécier leur ingéniosité à ingérer et digérer toutes les tendances esthétiques et préoccupations militantes du moment, avec, en vrac, des beautés en crop-top à paillettes et treillis de combat, de la coupe mul
Scènes
«Age of content» de (La)Horde, danses de synthèse
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«Age of Content». (Gaëlle Astier-Perret/(LA)HORDE)
par Ève Beauvallet
publié le 29 septembre 2023 à 11h14
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