«Un jour, je n’ai plus pu.» Bien droite sur scène, Anna Mouglalis plante les mots d’Ovidie un à un au visage des spectateurs venus entendre la Chair est triste hélas au théâtre de l’Atelier, à Paris. Elle dit le rejet d’une «vie entière soumise à la libido des hommes» : «Je m’étais déjà surprise à sucer en ne pensant à rien.» «Elle est à fond, sans censure, sans restriction, sans peur de ce qu’on va penser d’elle», témoigne la documentariste Ovidie qui met ici en scène son propre texte paru en librairie il y a deux ans. Anna Mouglalis marche souvent dans les cortèges féministes. Avec l’album Ô Guérillères, elle chante également, au sein du groupe Draga, un montage des textes de Monique Wittig, théoricienne du féminisme et du lesbianisme
Interview
Anna Mouglalis : «Là, je suis vivante, je suis dans ma voix, je suis là»
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Portant sur scène les mots d’Ovidie et de Monique Wittig, la comédienne féministe revendique le pouvoir révolutionnaire du langage.
Anna Mougladis, à Paris, le 4 septembre. (Christophe Raynaud de Lage)
ParSonya Faure
Publié le 19/09/2025 à 14h12
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