Tous les articles du Libé des animaux, en kiosque les 24 et 25 décembre, sont à lire ici.
Léviathan touche à sa fin. D’une restitution de comparution immédiate à l’autre, la pièce de Lorraine de Sagazan vient de déplier dans une mécanique étouffante les inégalités qui fondent le système juridique français et son aveuglement. Un cheval blanc entre en scène. L’effet d’irréalité est électrifiant. Riche d’une immense polysémie – symbole de justice au Moyen Age, référence à des dispositifs de réinsertion, «être qui ne semble pas juger débarquant sur un plateau où le jugement est partout», «être libre au milieu des corps contraints» –, cette présence animale était cruciale pour la metteuse en scène. Mais pas à n’importe quel prix. Les conditions ont été mûrement réfléchies, du quotidien de la tournée jusqu’au niveau sonore, en passant par la relation nouée avec les comédiens, voire le «consentement», comme elle le raconte : «Je ne voulais pas d’un cheval dressé pour le th




