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Cirque

«Des nuits pour voir le jOur» touche en plein corps

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Affranchi du périmètre purement circassien, le solo de l’équilibriste et contorsionniste Katell Le Brenn est un autoportrait franc et subtil d’une élégante singularité.

Katell Le Brenn inventorie les aléas du métier de circassienne. (Pierre Gondard)
Publié aujourd'hui à 21h18

«Attention, c’est un spectacle en grande proximité, où vous pourrez ressentir des émotions. Mais il ne faut pas faire de bruit», prévient l’accompagnatrice qui encadre un groupe de collégiens, en cette soirée pluvieuse, au théâtre Jacques-Carat de Cachan, à l’orée de Paris. Une mise en garde qui, une heure vingt plus tard, se transformera en requête, adressée au même public, mais cette fois par l’artiste, demandant à la centaine de personnes ayant rempli les quatre petits gradins, de ne pas dévoiler (sous entendu, sur les réseaux) une spécificité technique du solo – assez simple en vérité, mais aussi fort originale et astucieuse. Pour avoir le fin mot de l’histoire, il faudra donc se déplacer dans un des lieux «non dédié comme espace de représentation» (un indice) qui aura l’idée opportune d’accueillir ces Nuits pour voir le jOur éclairées, dont on peut toutefois exposer certains aspects.

Pépins en tout genre

D’abord, préciser que le projet émane de la compagnie Allégorie, basée à Nantes. Une histoire de duo, sinon de couple (avec enfant), ayant pour pivots, David Coll Povedano, transfuge de la clique XY (une référence majeure dans le cirque contemporain) et Katell Le Brenn, dont le CV flatteur mentionne des passages chez Rasposo,

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