Deux phrases reviennent en boucle dans les Conséquences, la nouvelle création de Pascal Rambert, auteur reconnu et multirécompensé du théâtre français, dont les mises en scène font de la parole et des monologues successifs de ses personnages le matériau premier de ses spectacles, parfois traduits dans 20 langues, comme le souligne la feuille de salle. Deux phrases reviennent, donc : «Qu’est-ce que tu dis ?» Et, quand deux personnages croient se parler seul à seul et qu’un troisième survient du dehors de la scène : «On entend tout !»
On n’y entend rien ou on entend trop fort : les deux phrases résument les difficultés de communication dans cette famille d’intellectuels où chacun méprise trop l’autre pour l’écouter vraiment et où tous se hurlent dessus. Elle résume aussi les Conséquences, premier volet d’une trilogie, créée au Théâtre national de Bretagne le mois dernier, et présentée pour dix jours au théâtre de la Ville à Paris : la démonstration de force rambertienne n’a, cette fois, pas grand-chose à nous dire.
Cumul de clichés
Pourtant, quelle affiche ! Le metteur en scène a réuni un chœur d’acteurs avec lesquels il a, depuis longtemps, cheminé : Jacques Weber




