Aux Jeux olympiques, le revers de la médaille se dévoile généralement après la manifestation, loin des cérémonies fastueuses et annonces tonitruantes, lorsque les infrastructures érigées à la hâte commencent à prendre la poussière, creuser des trous béants dans les comptes ou défigurer des lieux de vie – Athènes ou Londres en ont fait les douloureux frais après les Jeux de 2004 et 2012, respectivement. Mais il semblerait que pour ces JO 2024, la fête commence à tourner à l’aigre avec un temps d’avance. Les prochains Jeux olympiques, qui doivent se tenir à Paris du 26 juillet au 11 août 2024, suivis par les Jeux paralympiques (du 28 août au 8 septembre), vont en effet mobiliser un nombre conséquent de policiers, gendarmes et sociétés de sécurité. Tellement conséquent qu’il risque de compromettre les manifestations culturelles qui se tiendront au même moment, rendant leur sécurisation, de fait, impossible. Un problème que le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a soulevé de manière assez brutale au Sénat lors de l’audition du 25 octobre, précisant que 30 000 policiers et gendarmes seraient
«Panne culturelle»
Menace sur les festivals en 2024 : le monde culturel ne veut pas périr dans les flammes olympiques
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Après l’annonce par le ministère de l’Intérieur d’une possible déprogrammation de certaines manifestations culturelles pour concentrer les forces de l’ordre sur l’organisation des JO, le secteur replonge dans le flou. Une entrevue rue de Valois mercredi n’a pas rassuré ses principaux acteurs.
Au festival des Vieilles Charrues, à Carhaix, en juillet. (Quentin Vernault/Quentin Vernault)
Publié le 03/11/2022 à 20h10
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