C’est la metteure en scène et chorégraphe Phia Ménard qui lançait au public cet appel au Théâtre national de Bretagne à Rennes, après les applaudissements, en clôture de son beau Nocturne (Parade) qu’elle venait de présenter : «Vous avez un beau théâtre à Rennes. Prenez en soin. C’est parce qu’on a des subventions qu’on parvient à faire ces spectacles.» Sa compagnie est située dans la région Pays de la Loire, rendue célèbre par ses coupes drastiques à la culture, elle en fait les frais, comme d’autres. L’artiste poursuit : «Ce sont des choses qui arrivent. Plus vite qu’on ne le croit. Les bruits de bottes ne sont pas loin.» Qu’adviendra- t-il des structures subventionnées après 2027 en cas de victoire de l’extrême droite? Beaucoup de beaux spectacles en novembre, partout en France.
A Paris
«L’Ecole de danse» de Carlo Goldoni, mise en scène de Clément Hervieu-Léger
Magie du théâtre, quand c’est réussi : une comédie sociale de 1759, écrite par un Italien génial, prolifique et en disgrâce, est mise en scène à Paris en 2025 dans des tons bruns, comme un tableau de Degas, et tout cela est d’un naturel sauvage, allègre et réconfortant. Portée par une Florence Viala bombe comique et un Denis Podalydès élégant et cruel, cette mise en scène de la pièce de Carlo Goldoni mêle avec soin l’absurde et le satirique.




