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Scènes de «Nudes» sur Prime Vidéo

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Segmentée en trois histoires distinctes, avec plusieurs réalisatrices aux manettes, la série décrit, entre justesse et didactisme, les mécanismes destructeurs de cyberharcèlement.

«Nudes» pourrait sans trop de difficulté faire l’objet de projections en cours d’éducation à la sexualité en collège et lycée. (Amazon)
Publié le 02/02/2024 à 16h57

Adaptation d’une série norvégienne de 2019, Nudes s’articule en trois temps, autour de trois personnages (deux filles, un garçon) comme autant de regards complémentaires d’une anthologie de fiction, édifiant son spectateur sur la gravité des échanges, consentis ou non, d’images et vidéos intimes. Deux victimes, un bourreau, dans des affaires illustrant comment l’envoi de photos dénudées détruit différemment selon les âges et les milieux sociaux, que l’on soit lycéenne de banlieue, collégienne à la cambrousse ou responsable du BDE d’une fac de médecine. Les trois segments, confiés à des cinéastes différentes, se rejoignent par leur aspect très didactique et une mise en scène à plat qui ne laisse que peu de place à l’imagination ou au non-dit, au point que la série pourrait sans trop de difficulté faire l’objet de projections en cours d’éducation à la sexualité en collège et lycée.

L’histoire d’Ada est peut-être la plus marquante dans sa façon de montrer la noyade d’une jeune weeb timide, fan de K-pop et d’anime, prise au piège d’une blague qui va trop loin. Un «même pas cap» de s’inscrire sur une appli de rencontre qui vire à la drague à distance, par photos interposées, avec un garçon de son lycée de campagne. Jusqu’à ce qu’on lui dise que ses photos à elle commencent à circuler en ligne, et que si une association peut

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