Lorsque toute la presse anglo-saxonne tonne à l’unisson pour décerner à une malheureuse élue le titre de pire série de tous les temps, généralement, c’est à la critique française de venir la sauver pour crier au chef-d’œuvre. Mais la plus mauvaise foi du monde et l’esprit de contradiction le plus rigoureux ne nous permettront hélas que difficilement d’appliquer un tel traitement à la dernière série de Ryan Murphy – qui par ailleurs se fiche sans doute d’en louper une de temps à autre, trop occupé à préparer les 72 prochaines saisons d’American Horror Story et ses déclinaisons (American Crime Story, American Sports Story…) mais aussi celles de Monster ou Grotesquerie.
Rêverie bling-bling pour exilés fiscaux dubaïotes
Auréolée d’un score «Rotten Tomatoes» historiquement bas (4 %), All’s Fair met en scène Kim Kardashian, Naomi Watts et Niecy Nash en trio d’avocates richissimes, qui travaillent à bâtir un monde plus juste en s’employant majoritairement à obtenir des divorces à huit chiffres à leurs clientes – il faut bien commencer quelque part. La majorité des scènes consiste à montrer les héroïnes s’adonnant à une séance de compliments collectifs, généralement autour d’un déjeuner gastronomique servi sur une table en marbre noir aux dimensions grotesques, faisant dos à un papier peint de faux livres anciens. Un sidérant triomphalisme de l’extrême richesse et du matérialisme règne à l’écran, donnant lieu à un déluge de palais californiens et de robes de couturier tout juste structurés par un r




