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Vite ma daube

«All’s Fair», une série avec Kim Kardashian et sans intérêt

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La nouvelle série de Ryan Murphy, avec la star américaine en tête d’affiche, se vautre dans le kitsch de manière sans doute plus délibérée qu’on ne le croit. Mais un naufrage volontaire reste un naufrage.

Kim Kardashian et Naomi Watts dans «All's Fair», série ébouriffante de médiocrité. (Ser Baffo/Disney)
Publié le 12/11/2025 à 16h57

Lorsque toute la presse anglo-saxonne tonne à l’unisson pour décerner à une malheureuse élue le titre de pire série de tous les temps, généralement, c’est à la critique française de venir la sauver pour crier au chef-d’œuvre. Mais la plus mauvaise foi du monde et l’esprit de contradiction le plus rigoureux ne nous permettront hélas que difficilement d’appliquer un tel traitement à la dernière série de Ryan Murphy – qui par ailleurs se fiche sans doute d’en louper une de temps à autre, trop occupé à préparer les 72 prochaines saisons d’American Horror Story et ses déclinaisons (American Crime Story, American Sports Story…) mais aussi celles de Monster ou Grotesquerie.

Rêverie bling-bling pour exilés fiscaux dubaïotes

Auréolée d’un score «Rotten Tomatoes» historiquement bas (4 %), All’s Fair met en scène Kim Kardashian, Naomi Watts et Niecy Nash en trio d’avocates richissimes, qui travaillent à bâtir un monde plus juste en s’employant majoritairement à obtenir des divorces à huit chiffres à leurs clientes – il faut bien commencer quelque part. La majorité des scènes consiste à montrer les héroïnes s’adonnant à une séance de compliments collectifs, généralement autour d’un déjeuner gastronomique servi sur une table en marbre noir aux dimensions grotesques, faisant dos à un papier peint de faux livres anciens. Un sidérant triomphalisme de l’extrême richesse et du matérialisme règne à l’écran, donnant lieu à un déluge de palais californiens et de robes de couturier tout juste structurés par un r

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