Qu’on l’imagine désormais à la tête d’une immense écurie de scénaristes à l’américaine (les fameuses writers’ rooms) la fait rire. Faiseuse de séries populaires, certes, Fanny Herrero assure ne pas tenir la comparaison avec Shondaland, la société de production de Shonda Rhimes, créatrice de Grey’s Anatomy et papesse de la série américaine bankable. Sa nouvelle création, Drôle, où l’on suit les destins de jeunes humoristes gravitant dans un petit comedy club parisien, est née du brainstorming de cinq auteurs dans un bureau, un format conforme à ce que la showrunneuse a toujours connu en quinze ans de métier. Elle ne se voyait pas reprendre le stylo tout de suite après Dix pour cent, carton de France 2 sur le quotidien d’une agence parisienne de stars de cinéma, qu’elle a quitté après trois saisons. C’est Netflix qui l’a démarchée, avec un «un cadre de travail confortable» : six mois pour pitcher des idées. Déjà au travail pour la saison 2 de Drôle, et jointe en visio, elle nous parle du nouvel environnement de création à l’ère des plateformes, et de la quête de considération des architectes des séries, hi
Série
Fanny Herrero: «Au comedy club, j’ai assisté à une psychanalyse de la France en direct»
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L’ex-showrunneuse de «Dix pour cent» revient sur Netflix avec «Drôle», série chorale sur le stand-up à Paris. A «Libération», elle raconte ce qui l’a séduite dans cet univers et comment l’essor des plateformes a influencé à la fois le métier de scénariste et la façon dont il est perçu.
Démarchée par Netflix, Fanny Herrero a eu six mois pour pitcher des idées. (Mika Cotellon/Netflix, Inc.)
ParSandra Onana
Publié le 11/03/2022 à 17h45
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