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Analyse

«Heated Rivalry» : pour les spectatrices, une série «où l’amour se joue à égalité»

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Du porno au manga, en passant par «Star Trek»… L’intérêt du public féminin pour les œuvres et récits centrés sur la romance et les relations sexuelles entre hommes prend de l’ampleur.

Ilya Rozanov (Connor Storie) et Shane Hollander (Hudson Williams) dans «Heated Rivalry». (Sabrina Lantos)
Publié aujourd'hui à 16h50

Deux corps mâles parfaitement sculptés, des scènes de cul sous la douche ou au coin du feu, l’attente et l’interdit comme moteur du désir, un vestiaire rempli de hockeyeurs pour faire grimper un peu plus la température : rien n’est laissé au hasard dans la nouvelle série canadienne Heated Rivalry. Cette histoire de cul puis d’amour entre deux stars ennemies du hockey sur glace semblait profilée pour un public gay, mais sa diffusion au Canada et aux Etats-Unis à la fin de l’année 2025 montre qu’elle attire en masse des femmes en pâmoison s’exprimant sur les réseaux. «Je suis comme possédée par la série», dit l’une sur X tandis que circulent des milliers de vidéos sur TikTok reprenant sous forme de mème les poses avantageuses du duo de jeunes acteurs Connor Storie et Hudson Williams. Mais que recherchent les femmes en regardant ces deux corps en acier trempé qui, dans leur étreinte, semblent les exclure ? C’est oublier la fantastique plasticité humaine en matière de genre et de sexualité.

Dans l’imaginaire gay, les femmes trouvent ce que ne leur donne pas le monde hétéronormé. D’abord des corps nus masculins, à regarder simplement pour le plaisir, car traditionnellement soustraits au regard féminin dans les productions culturelles mainstream : il n’existe pas encore vraiment d’équivalent du

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