Valérie Bonneton : voilà une actrice de la part de laquelle on n’attendait plus grand-chose, sinon un infini maintien au rayon des comédies populaires pas folichonnes dans lequel elle avait depuis une bonne décennie élu domicile – notamment celles de Dany Boon ou d’Alexandra Leclère. Et donc un ancrage dans une certaine mythologie boulevardière, des histoires de ménage, de maris et de bonnes femmes, aux relents quasi pompidoliens, dont l’empreinte est quelque part toujours présente en filigrane dans cette série en quatre épisodes qui vient en écrire un cinglant contrepoint.
Ce n’est pas peu dire qu’elle se révèle de façon assez saisissante, et même si c’est évidemment très volontaire, voire appuyé, cela reste une chose tangible, réelle, et puissante : un visage qu’on avait pris l’habitude de regarder sans le voir et qui renaît soudain un rôle aux tonalités et aux finesses inexplorées. Sans doute parce que la série d’Akim Isker (à la réalisation), Frédéric Krivine et Marie Krémer (au scénario) l’emporte par son sens de la nuance, sur le fondement d’un synopsis qui aurait pu au contraire la jeter dans le simplisme, l’explicatif, le lourd : une pharmacienne consacre, au détriment de sa propre famille, son temps libre à une




