Cinq femmes d’âges adolescent à adulte, unies par un certain nombre de liens amicaux et familiaux, mais surtout par la galère, décident de s’en sortir en ayant recours aux grands moyens que justifie la fin. Déguisées, masquées et équipées de modificateurs de voix, elles se lancent donc dans une série d’attaques de banques, bien aidées par le fait qui ni la police ni la pègre locale – les deux étant d’ailleurs de mèche et donc symétriquement gênées par ces braquos – ne vont dans leurs enquêtes envisager sérieusement que ce nouveau gang mystérieux pourrait être composé de femmes.
Morales nettes et histoires simples
Les Lionnes se situe ainsi à l’intersection soigneusement ciblée d’un peu tout ce que l’air netflixien hexagonal tend à plébisciter, donc à convertir éventuellement en succès : une pincée d’ancrage banlieusard soft, une extrême lisibilité du récit, un petit pin’s de progressisme bon teint ici représenté par l’argument sororal, le tout dans un déluge de teintes criardes et proprettes. Autant dire que le cocktail nous met à peu près dans la position d’un enfant de 4 ans, flatté par des couleurs vives, des morales nettes et des histoires simples. Un peu trop simples, d’ailleurs, tant les points de bascule du récit apparaissent aussi grossièrement bâclés les uns que les autres – comme cette agente de la protection de l’enfance parachutée un beau soir, menaçant de placer trois gosses après un coup d’œil sur les taches d’humidité au mur, justifiant donc pour leur mère de se lancer dans une carrière de




