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Libération
Histoires vraies

Les séries «true crime» s’infiltrent dans la justice

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Les séries et documentaires adaptés de faits divers rencontrent un succès grandissant sur les plateformes de streaming. Plongée dans un monde où les productions devancent la justice, au risque de créer la confusion autour de victimes et d’accusés pourtant bien réels.
«L’Histoire de Lyle et Erik ­Menendez», sur Netflix, reprend le récit bien réel du double meurtre de leurs parents par les frères Menendez, ici avec les acteurs Nicholas Chavez (Lyle), Chloë Sevigny (Kitty), Javier Bardem (Jose) et Cooper Koch (Erik).
publié le 6 septembre 2024 à 16h40

Le soir du 20 août 1989, dans une villa de Beverly Hills, à Los Angeles, les frères Menendez, Lyle, 21 ans, et Erik, 18 ans, abattent leur père avec un fusil de chasse, puis dirigent l’arme vers leur mère, avant d’aller voir Batman au cinéma. Seize coups de feu, deux parents tués et des millions d’Américains fascinés par l’affaire, feuilletonnée sur le dernier frisson de la télé câblée – Court TV –, devenue le sujet de livres, de documentaires, d’une série NBC (Law & Order True Crime : the Menendez Murders) et, aujourd’hui, d’une série Netflix. Le réalisateur Ryan Murphy rouvre le dossier dans l’Histoire de Lyle et Erik Menendez, deuxième opus d’une anthologie baptisée Monstres qui sortira le 19 septembre sur Netflix. Il y revisite la défense des deux hommes, condamnés à la prison à vie pour le double meurtre avec préméditation : selon eux, ils étaient victimes de violences sexuelles et psychologiques de la part de leurs parents et agissaient en état de légitime défense, version qui n’avait guère convaincu les jurés… Trente-cinq ans après les faits, les frères Menendez espèrent toujours le retour à la liberté.

Un true crime – soit un genre de récit adapté de vraies affaires