On pourrait tenter de dire la diversité de Pluribus en décrivant la série par les lieux qu’elle investit. Transportant le spectateur d’un champ de radiotélescopes au Nouveau-Mexique à une route accidentée à Tanger, faisant mine de sceller le sort de l’humanité dans un restaurant panoramique dominant la campagne basque, avant d’entamer une traversée à pied des Amériques. La nouvelle création de Vince Gilligan a souvent recours au très grand spectacle.
Pourtant, elle reste l’histoire d’une femme seule au fond d’une jolie impasse. Cramponnée à son pavillon aux portes du désert, avec vue sur la vallée d’Albuquerque (Etats-Unis), où elle revient toujours (de même que Gilligan) comme s’il s’agissait du dernier bastion d’une humanité évanouie.
Très attendue, Pluribus est la première incartade, depuis dix-sept ans, du showrunner Gilligan hors de la fresque qui l’a rendu célèbre – Breaking Bad (2008-2013),




