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Adulescence

«Stranger Things» saison 5, frissons et lumières

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Emancipée de la nostalgie maniériste des débuts, cheval de Troie d’une réelle vision horrifique, la tête de gondole de Netflix qui n’a cessé de se bonifier s’achève avec une dernière saison coupée en deux. Pour l’instant à la hauteur.

Après deux saisons sous le sceau de l’enfance puis deux autres plongées dans la grande sangria d’hormones de l'adolescence, «Stranger Things» 5 sera donc la première et dernière saison d’une troisième époque plutôt jeune adulte. (COURTESY OF NETFLIX/COURTESY OF NETFLIX © 2025 )
Publié le 28/11/2025 à 12h20

Il était temps d’en finir. Non pas que Stranger Things ait épuisé ses ressources créatives – on pourrait même arguer qu’elle n’a cessé de se bonifier avec les années, en desserrant peu à peu l’emprise de son principe nostalgique et citationnel –, mais plus prosaïquement parce qu’elle a désormais largement atteint la date de péremption naturelle de tout teen show : les ados de 35 ans, ça va cinq minutes. Légère exagération, certes, enfin Millie Bobby Brown, interprète-star d’Eleven («Elfe» en VF) est tout de même devenue maman en août dernier – ça ne rajeunit personne.

Après deux saisons sous le sceau de l’enfance, très Freaks and Geeks (éloge des nerds rôlistes à vélos et club de sciences), puis deux autres plongées dans la grande sangria d’hormones d’une adolescence par ailleurs boostée aux engrais horrifiques, Stranger Things 5 sera donc la première et dernière saison d’une troisième époque plutôt jeune adulte, portée par un ensemble moins libidineux, dos moins voûtés, cheveux moins gras (dommage), quoique conservant tout de même une impression d’étrangeté physique générale – la dysplasie cléidocrânienne de Gaten Matarazzo, les visages émaciés et osseux de Finn Wo

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