Dans un système hollywoodien sous perfusion d’adaptation, la transposition en série du jeu vidéo The Last of Us fut une charmante surprise. De ce classique du catalogue PlayStation, le directeur créatif du jeu, Neil Druckmann, et le showrunner de la série Chernobyl, Craig Mazin, tiraient un western sur l’Amérique disloquée, sans rêve ni espoir, seulement unie par la méfiance et la détestation, dans laquelle un quinqua amer et une ado piquante, coincés l’un avec l’autre en pleine apocalypse zombie, faisaient tout pour se repousser avant de s’accepter, de s’aimer comme père et fille, de s’aimer plus que tout au monde et plus que le monde lui-même. Un récit d’individualisme radicalisé, qui se concluait par la destruction symbolique de tout espoir collectif au nom de la protection de ce lien. Etonnante dans sa capacité à dire avec justesse l’aventure de Joel et Ellie, la série conservait une latitude créative qui lui permettait d’élargir l’horizon, d’insérer des contes au sein du conte (cf. son splendide épisode 3). Succès populaire et critique, cette première saison, diffusée
Série
«The Last of Us», saison 2 : nouveaux instants de survie
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Deux ans après le stressant premier volet sur la traversée de l’Amérique dévastée, la série postapocalyptique reprend lundi 14 avril sur Max. Malgré des séquences impressionnantes, elle peine à convoquer le sentiment d’urgence censé la guider.
Ellie (Bella Ramsey) est en passe de devenir adulte et s’est endurcie. (HBO. Max)
Publié le 11/04/2025 à 17h47
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