Mais que voit-on ? Mais qui sont-elles ? Comment être certaine qu’elles sont de chair et d’os ? Qu’est-ce qui les distingue de leurs reflets, images animées en miroir ? C’est fou comme avec une simple boîte noire, deux jeunes actrices surprenantes – Coraline Kerléo et Marie Malaquias – et quelques génies de la lumière et du son, dont l’indispensable scénographe et concepteur de lumière Eric Soyer, Joël Pommerat parvient à jeter le trouble et questionner le regard.
Où est-on ? A la Coursive, scène nationale de La Rochelle, en pleines répétitions. Quand ? A deux jours et des poussières de la «nouvelle première» des Petites Filles modernes (titre provisoire), dernière création d’envergure du metteur en scène. Nouvelle première ? Vraiment ? Oui, puisque le spectacle a déjà été représenté au printemps, à Châteauvallon-Liberté, la scène nationale de Toulon où la compagnie était en résidence. Rassurons les spectateurs : la version qu’ils ont vue était aboutie




