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The Divine Comedy : «Quand j’éprouve le besoin d’aborder des thèmes plus profonds, je me réfugie vers cette pop orchestrale»

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Neil Hannon retrace la conception de «Rainy Sunday Afternoon», son treizième album, empreint de nostalgie et de sobriété, par lequel il se révèle tout aussi monumental.

Neil Hannon, du groupe The Divine Comedy. (Kevin Westenberg)
Publié le 25/09/2025 à 16h38

Le nouvel album de The Divine Comedy est pluvieux, et Neil Hannon est plus âgé. «J’ai bientôt 55 ans, dit-il lorsqu’on le retrouve en juin dans les salons d’un hôtel des environs de Pigalle. Je suppose que c’est le genre de disque qui s’impose naturellement à l’âge où les parents meurent, quand les enfants sont assez grands pour ne plus avoir besoin de vous, que le corps devient un peu plus douloureux et qu’une certaine nostalgie de l’enfance commence à vous travailler. J’aime beaucoup de styles de musique, il m’arrive d’apprécier les grosses guitares ou les synthés robotiques, mais quand j’éprouve le besoin de me calfeutrer et d’aborder des thèmes plus profonds, c’est toujours vers cette pop orchestrale que je me réfugie.»

Rainy Sunday Afternoon est un refuge partagé, taillé dans la plus belle écorce, violons, pianos et guitares comme soulevés par les vents d’automne, le clair-obscur «fin de siècle» à nouveau de rigueur. En 2019, avant d’entrer dans la cinquantaine, l’Irlandais avait tenté

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