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Festival de Cannes

«Un p’tit truc en plus» : après les polémiques, la montée des marges

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Le coup de gueule d’Artus et le mauvais vaudeville joué par des marques de luxe passés, l’équipe du film aux 3 millions d’entrées a monté les marches mercredi. «Libé» y a assisté au côté d’un apprenti comédien venu de Nice.

Artus et l'équipe du film «Un p'tit truc en plus» à Cannes, ce mercredi. (Sarah Meyssonnier/REUTERS)
Publié le 22/05/2024 à 21h03

Devant le tapis rouge, son fauteuil roulant slalome entre les CRS et les instagrammeuses. On doit presque sauter par-dessus les haies de chihuahuas pour rattraper Hubert Contenson, 27 ans, apprenti comédien porteur d’une maladie neuromusculaire, venu de Nice pour voir l’équipe d’Un p’tit truc en plus, comédie à succès du réalisateur et humoriste Artus, monter les marches avant la projection du Comte de Monte-Cristo. L’événement est pour certains anecdotique. Pour le jeune homme, il est «historique». Car il n’existe aucun précédent aussi prestigieux à ça : la mise en lumière symbolique d’une équipe entière de comédiens porteurs de handicap, gravissant les marches d’un festival de renommée mondiale, nimbés d’une auréole à 3 millions d’entrées. Certes, on pourrait citer le Huitième Jour et le prix d’interprétation masculine remporté ex-aequo avec Daniel Auteuil à Cannes par Pascal Duquenne, acteur belge touché de trisomie 21. Mais c’était en 1996. Depuis, le nombre d’égéries un tant soit peu liées à la question de l’inclusion n’a pas enflé sur les écrans

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