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Décryptage

Après la «bataille de Minneapolis», l’entrée des artistes en révolte contre Trump

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Alors que la plupart des stars américaines se gardaient jusqu’ici de contester ouvertement la politique de la Maison Blanche, les dernières bavures de la police de l’immigration semblent avoir réveillé les consciences.

Ethan Hawke, Elijah Wood, Natalie Portman, Philip Glass (en grand), Mark Ruffalo, Ariane Grande, Pedro Pascal, James Cameron, Ava DuVernay, Victor Wembayama, Billie Eilish, Bruce Springsteen, Judd Apatow.
Publié le 28/01/2026 à 21h07

Faut-il y voir le grand réveil de l’engagement des célébrités contre le gouvernement Trump ? Jusqu’à peu, la rareté des contestations était inversement proportionnelle à la férocité des violences du Président. On pouvait l’imputer à l’effet pervers de la sidération, chaque jour renouvelée dans le chaos organisé de la première année du second mandat de Trump. Ou encore au semblant de peur de se voir admonesté directement, à l’instar de Selena Gomez ou Ariana Grande, par les bullies du gouvernement et leurs partisans. Ou simplement au sentiment d’une impuissance des artistes pour tenter de répondre aux attaques incessantes de l’administration au pouvoir contre l’état de droit, les minorités, la liberté, la science, la nature et désormais le peuple américain lui-même.

«Je peux enrager contre Trump à longueur de journée. Mais est-ce que ça aide à quoi que ce soit s’interrogeait ces jours-ci encore dans l’Irish Times l’écrivain texan George Saunders, qui vient de publier Vigil, roman qui raconte les dernières heures hantées du PDG d’une compagnie pétrolière. Précisant, au Guardian : «Je ne cesse de me dire : «Cette fois, les gens ne l’accepteront pas.» Mais ils continuent à l’accepter.»

Or depuis les meurtres de Renee Good et Alex Pretti et le début de ce que les médias américains appellent

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