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Blog «Les 400 culs»

Cabaret pelvis

Il y a des filles comme Lady Flo qui —bien dans leur popotin— font l’effet de femmes fatales. Samedi 19, démonstration en live chez Moune, un bar mythique de Pigalle. Pour tous/toutes ceux/celles qui rêvent de connaitre le secret du SEXY. Lady Flo dit que son corps c’est le «corps absolu de la Femme, corps qui, selon moi, reste son élément de pouvoir primordial». Danseuse burlesque, elle se met en scène comme une séductrice dans des numéros de cabarets/music-halls qui sont chacun une vraie leç

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Publié le 18/04/2008 à 12h22, mis à jour le 21/01/2015 à 16h14

Il y a des filles comme Lady Flo qui —bien dans leur popotin— font l'effet de femmes fatales. Samedi 19, démonstration en live chez Moune, un bar mythique de Pigalle. Pour tous/toutes ceux/celles qui rêvent de connaitre le secret du SEXY.

Lady Flo dit que son corps c'est le «corps absolu de la Femme, corps qui, selon moi, reste son élément de pouvoir primordial». Danseuse burlesque, elle se met en scène comme une séductrice dans des numéros de cabarets/music-halls qui sont chacun une vraie leçon de fierté. Ce sont des spectacles érotiques pour les hommes, mais surtout pour les femmes. Parce qu'ils montrent qu'on peut toutes être Marilyn Monroe. Ou, mieux : Salomé, la plus mythique des teaseuses (tease : «aguicher»). Pour parvenir à faire flamber les coeurs, suivant l'exemple de ces icônes, il faut avoir une très haute conscience de son pouvoir de femelle.
Plus quelques tenues et musiques adaptées.

«J'exécute 5 numéros différents dans lesquels j'incarne des icônes glamour célèbres, explique Lady Flo. Ces numéros mélangent histoire du cabaret et cinéma hollywoodien. Pour ce faire je travaille sur des bandes instrumentales sur lesquelles je chante en live avec une mise scène et une chorégraphie adaptées au personnage que j'incarne dans leur costume.

1/ «Lady Flo by Man Ray»: hommage à l'oeuvre de Man Ray, «Le Violon d'Ingres» que j'ai tatoué dans le dos, dans lequel j'interprète «Fever» avec un texte en français dont je suis l'auteur sous forme de tableau vivant.

2/ «Lady Flo's Cabaret»: hommage au cabaret berlinois des années 20 en interprétant la scène du film «Cabaret»pendant laquelle Liza Minelli chante «Mein Herr».

3/

«Lady Flo as Marilyn»: hommage à Marilyn Monroe en interprétant «Diamonds are a girl’s best friend» avec la fameuse robe blanche qui, à la fin, se soulève à l’aide d’un ventilateur et dévoile une guêpière des années 50 couverte de strass.

4/«Lady Flo as Jessica Rabbit»: hommage à la plus sexy des Toons en reprenant la scène du film «Qui veut la peau de Roger Rabbit» durant laquelle la sulfureuse rousse, avatar de Gilda selon moi, interprète «Why don't you do right». Dans ce numéro, provocation du public oblige...

5/ «Lady Flo Oriental Pin-Up»: double hommage à Salomé, personnage historique, première strip-teaseuse s'il en est, avec sa danse des sept voiles et, pour moi, l'une des premières icônes glamour, et hommage aussi à Betty Page, célèbre pin-up des années 50 qui dans sa vidéo «Harem Girl» tente une danse orientale pas très habile mais tout à fait charmante, en accord avec la légèreté des pin-up. Ce numéro commence avec un strip-tease version danse du ventre suivi de l'interprétation de «Daddy Lo», un morceau de rock'n'roll oriental (oui oui, ça existe) faisant le lien parfait entre culture orientale et rock'n'roll occidental. Notez que la danse du ventre était considérée comme pornographique à la fin du XIXe siècle, soit aux origines du burlesque... Le premier film censuré par l'histoire du cinéma au début du XXe siècle montrait une danseuse orientale qui a affolé le monde occidental avec ses «mouvements pelviens» ahahah... ensuite ça a été Elvis ! Ce numéro, pour le moment, est le seul dans lequel je m'effeuille —pour reprendre le terme historique— puisque la référence initiale, Salomé, elle-même, s'effeuillait.«

Peu importe que les danseuses burlesques aient une plastique débordante (ou des formes parfaites). Comme Lady Flo, la show girl explosive, ces filles qui refusent de se faire poser des implants mammaires (obligatoires dans le milieu du strip habituel), exhibent avec fierté des nibards 100% moi moi moi.
La beauté qu'elles défendent a du chien, du mordant, de la liberté. «C'est une démonstration de puissance féminine, explique Lady Flo. Il faut avoir envie d'incarner le SEXY.»

Affichant joyeusement son appétit de vivre, cette collectionneuse de tenues affolantes se donne maintenant en spectacle dans tout Paris (et à Rome). Ses shows chez Moune —un bar de Pigalle qui fut le cabaret mythique des lesbiennes dans les années 30— investi chaque soir par des lesbiennes et des pro-queer surexcitées, lui attirent un public constituées à 80% d'admiratrices. «Je fais sensation», dit-elle. Les femmes qui assistent aux shows viennent s'imbiber— comme par mimétisme— de cette assurance qu'elle dégage, une assurance sexuelle communicative. Ce que Lady Flo enseigne, c'est qu'aucun homme/femme ne reste insensible à l'humour ni à l'intelligence et que séduire reste avant tout… avoir envie de séduire.

Samedi 19 avril : Cabaret Chez Moune
54, rue Pigalle, Paris IXe (métro Pigalle).
»Lady Flo Oriental Pin-Up« vers minuit.
30 avril et 1er Mai: Micca Club (Rome) à 22h.
Lady Flo chanteuse guest + show ’Lady Flo Oriental Pin-Up.

16 mai: ’The White Trash Girlie Love Parade For Candy Cane’ au Loom Café 142, rue des Rosiers à Saint-Ouen (93).
Concert de soutien à la chanteuse de blues américaine avec diverses chanteuses dont Lady Flo.
21 mai: ’Supper Club & Burlesque Revue de Gentry de Paris’ spéciale ’Weimar Decadence’ au Lup 2, rue Sabot Paris VIe à 21h.
Shows burlesques dont ’Lady Flo’s Cabaret'.
4 juin: ’Rockers Kulture’ à la Féline 6, rue Victor Letalle Paris XXe à 21h
Lady Flo & Tony Marlow Guitar Party en concert.
20 juin : »Les Nuits de Lady Flo #1« spéciale Elvis à l’OPA Bastille 9 rue Biscornet Paris XIe (métro Bastille). concerts de Tony Marlow Guitar Party + concert de Lady Flo + shows new burlesque + guests + DJs.
Pour aller plus loin :

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