Libération va bien. Dans un contexte difficile pour la presse écrite, Libération gagne des lecteurs et des abonnés, que ce soit en kiosque ou sur le Web. C'est un fait : la diffusion du titre a progressé en 2010 ; le résultat net de l'entreprise est positif ; le chiffre d'affaires publicitaire est en forte hausse. Sur ces trois chapitres, les premiers chiffres de 2011 font plus que confirmer la tendance : ils l'amplifient.
Libération va donc bien. Grâce aux équipes qui fabriquent quotidiennement et font vivre le journal, grâce à Laurent Joffrin et Nathalie Collin qui l'ont piloté ces dernières années, grâce à nos actionnaires, qui nous apportent leur soutien sans faille, au premier rang desquels Edouard de Rothschild, rejoint par un nouvel actionnaire qui accompagnera la poursuite de notre développement. Et surtout grâce à vous, lecteurs, qui continuez à nous faire confiance pour vous informer.
Libération va bien et c'est une bonne nouvelle dont la portée dépasse de loin le sort de l'entreprise. Ces résultats témoignent, en effet, de l'impérieuse utilité de l'information de qualité, aussi manifeste au XXIe siècle qu'aux heures glorieuses - et révolues - de la presse de masse. Là encore, ce n'est pas un vœu pieux ni une croyance mais un fait. Si la révolution numérique bouleverse nos métiers, nos habitudes de lecture et d'écriture, notre rapport à l'actualité, elle n'a pas entamé la nécessité d'une presse libre et indépendante. L'i




