Sur le tard, sur le trop tard, peut-être, enfin parler de nous, Tous ensemble - Tous ensemble dans des pages dévolues ou comme ici à la première personne, ainsi que Schneidermann en découvrait lundi les vertus, quand il s'agit de journalisme en crise. Le même qui, à propos de Dieudonné, se demandait l'autre semaine si Internet avait accouché d'un monstre (voir Libération du 3 février), et c'était une bonne question, qui eût bien valu que François Hollande y consacrât un morceau de sa visite d'Etat sur les terres des ogres du Web, que si longtemps nous avons laissé pomper notre sang avec notre production, Gratis pro Deo. Alors, en cette urgence et cette crise, plutôt que de votation suisse et d'Europe dans le noir, plutôt que d'olympisme stalino-poutinien que j'ai, pour ma part, décidé de boycotter, ou d'autodafés dans les bibliothèques scolaires, parler de ça : d'Internet et de journalisme, de Libération et de Libération.
Libération au devenir chapeauté, par nos actionnaires avides, d'une opération immobilière que notre directoire aléatoire se propose de mettre en musique, façon café de Flore et du commerce, fooding culturel, caleçons siglés du rouge losange de la «marque», consumérisme obsessionnel, et toutes ces conneries dont vous avez ouï dire, lecteurs… Toutes ces conneries, vraiment ? Oui, toutes ces conneries qui, vues de nos fenêtres de la rue Béranger, participent évidemment du grand enfumage décrypté dans nos pages «Nous




