Les Rendez-vous de l'histoire de Blois, qui se tiennent jusqu'au dimanche 11 octobre, consacrent leur XVIIIe édition aux empires. Le concept - pourtant difficile à définir - connaît un regain d'intérêt. L'empire entend faire «vivre ensemble des peuples différents», selon le gouverneur français Robert Delavignette. «Les empires subsistent par la force, sans doute, mais ils n'imposent ni langue, ni religion, ni culture. Ils possèdent la capacité d'intégrer au groupe dirigeant d'origine des nouveaux venus», écrit encore l'historien Jacques Frémeaux, membre du conseil scientifique des Rendez-vous de Blois. Est-ce pour cela qu'on sent poindre parfois, dans nos Etats-nations fatigués, une (vaine) nostalgie de l'empire, comme le note Robert Frank ? Mais l'empire fait surtout son retour dans l'historiographie, et c'est là qu'il est le plus stimulant. L'histoire impériale a ouvert la voie à une histoire globale, comme l'écrit Serge Gruzinski. Un élargissement du regard qui refuse de fragmenter l'histoire du monde au gré des frontières nationales ou des continents et oblige à repenser le récit qu'a fait de lui-même l'Occident.
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