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Libération

La République n’est pas, elle devient

ParBéligh Nabli
Directeur de recherches à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), enseigne les relations internationales à Sciences-Po Paris
Publié le 16/11/2016 à 18h56

«Penser la République suppose de dépasser la seule logique identitaire, mémorielle et commémorative pour l'inscrire dans une dynamique de revitalisation de sa matrice progressiste et humaniste. Or, l'idée de progrès est inaudible et invisible - ou presque. Elle semble comme incongrue, voire taboue dans le discours politique, alors que "la République est l'incarnation même du progrès" (Victor Hugo). Elle s'est construite sur cette idée de progrès, celle des droits et des valeurs. Le dévouement à la chose publique ou à la "vertu civique" est un principe structurel d'un Etat républicain, dont les grandes figures ont promu les principes de justice, d'égalité, de solidarité, de liberté et de laïcité, au nom d'une philosophie universaliste héritée des Lumières et de la Déclaration de 1789. Un corpus de "valeurs républicaines" qui mériterait aujourd'hui d'être remobilisé.»

Nabli Béligh, coauteur du blog Egalité(s) sur liberation.fr

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