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Portrait

Eric Hazan, 20 ans de Fabrique et de pavés

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L’éditeur qui a commencé en 1998 à publier ses ouvrages politiques à la gauche de la gauche, avec des coups d’éclat comme «l’Insurrection qui vient» du Comité invisible et des titres controversés comme «les Blancs, les Juifs, et nous» de Houria Bouteldja, a su garder intactes ses ambitions d’indépendance et de subversion.

(Photo Olivier Metzger pour Libération )
ParSonya Faure
Quentin Girard
photo Olivier Metzger pour Libération
Publié le 25/04/2018 à 19h16, mis à jour le 25/04/2018 à 19h31

On en tirera la conclusion qu'on veut - sans doute qu'il ne nous compte pas totalement parmi ses camarades - mais presque dix ans plus tard, le vieil éditeur se prête encore à ce petit jeu. C'est qu'à nouveau il faut le faire : La Fabrique, sa maison d'édition politique, subversive, à gauches toutes, fête ses 20 ans. En deux décennies, Hazan et La Fabrique ont publié des textes d'Edward Said, grand humaniste et inspirateur des études postcoloniales, comme de Zygmunt Bauman, le théoricien de la «société liquide», ou de Daniel Bensaïd, l'intellectuel de la LCR. Les Luttes des putes (de Thierry Schaffauser), Féminismes islamiques (Zahra Ali) ou la Théorie du drone (Grégoire Chamayou). Delphy, Rancière, Lordon ou Badiou. Robespierre, Blanqui ou Walter Benjamin. Et beaucoup de Hazan, himself.

Des chemins de traverse

Il y a vingt ans, il s'était fixé deux objectifs. Le premier : ne publier que des textes «offensifs» qui «ne se limite

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