Délibérée, la revue animée par le Syndicat de la magistrature (gauche), consacre le dossier de son dernier numéro aux riches relations entre jeu et droit. Le concept de jeu, d'abord, a «souvent été employé pour décrire le rituel judiciaire», rappelle le philosophe Christophe Béal. Il permet de frayer un chemin pour comprendre la décision judiciaire, ni totalement prévisible (les règles de droit ne permettent pas de la prédire) ni tout à fait arbitraire (le juge ne peut pas n'en faire qu'à sa tête). Mais la revue s'attaque aussi, grâce au prisme du jeu, à la répression des supporteurs de foot, à la privatisation de la Française des jeux («une mauvaise pioche»), ou à «la Régulation des jeux vidéo en ligne» par la chercheuse Lily Martinet. Dans le même numéro, Hélène Hazera, ex-militante au Front homosexuel d'action révolutionnaire, ancienne journaliste à Libé et à France Culture, évoque les souvenirs intimes et collectifs de la transphobie et de la violence institutionnelle, et Pascal Marichalar revient sur l'affaire des verriers de Givors et du parcours (judiciaire) du combattant de ces ouvriers d'une filiale de Danone, victimes de cancers et de nombreux cas de morts prématurées.
«J» comme «jeu» ou comme «justice»
ParSonya Faure
Publié le 20/03/2019 à 19h26
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