Des drones qui quadrillent le ciel de plusieurs villes françaises pour faire respecter le confinement, des robots-quadrupèdes qui trottent à côté des joggeurs pour leur rappeler les règles de distanciation sociale à Singapour, des caméras thermiques à l'entrée des bâtiments et d'autres utilisées pour vérifier le respect du port du masque : l'industrie de la surveillance se souviendra sans doute de 2020 comme de l'année de tous les possibles. Même si, bien sûr, le déploiement de cette kyrielle de dispositifs ne s'est pas fait sans contestation. On peut penser au débat autour de l'application de tracing StopCovid (devenue TousAntiCovid), aux interdictions par le Conseil d'Etat de la surveillance des populations par drone, sous la pression d'associations telles que Quadrature du Net et la Ligue des droits de l'homme (LDH), ou aux
Analyse
Loi sécurité globale : les nouveaux mots de la surveillance
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L'inflation des dispositifs de contrôle des populations suscite de vives critiques de la part des chercheurs en sciences sociales, à tel point que les «surveillance studies», nées il y a vingt ans, s'imposent comme un champ d'études à part entière.
Un drone de la police volant au-dessus du marché des Capucins de Marseille, fermé pour freiner la propagation de l'infection Covid-19, le 24 mars. (Photo Gérad Julien. AFP)
Publié le 16/01/2021 à 9h08
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