Fut un temps où les caricaturistes, dans les journaux, caricaturaient les puissants. Essentiellement les chefs d’Etat, et les ministres. C’était simple : les grands, les gros, les à moustache, les sans moustache. Dessinateur canonique du Figaro, Jacques Faizant, parfois, précisait leur nom sur leur serviette quand il n’était pas certain qu’on les reconnût. On voyait aussi parfois aussi dessinés des Français moyens, ou des protagonistes de faits divers. Avant on voyait des Juifs à gros nez, selon la ligne des journaux, ou selon l’époque. Les Juifs ne protestaient pas. Ils avaient, dans les années 30, d’autres priorités.
Puis (je résume) arrivèrent les réseaux sociaux. Des militants, des activistes, y prirent la parole sans autorisation préalable des journaux qui employaient les caricaturistes. Certains recueillirent une large audience. Du coup, il put leur arriver de critiquer les caricatures. Ces critiques parvinrent aux oreilles des caricaturistes qui, du coup, s'autorisèrent aussi à égratigner leurs critiques, souvent sévèrement. Le meilleur exemple de cette évolution est le caricaturiste du Monde Xavier Gorce, qui vient de claquer la porte du journal après avoir publié un dessin assez incompréhensible sur l'inceste et les transsexuels, dessin qui a amené la direction du journal à s'excuser (mais sans supprimer ledit dessin) après un début de bronca en ligne.
Avant ce dessin sur l’inceste, Gorce, qui dessine exclusivement des dialogues entre manc




